Premier roman choral pour Catherine Lamoline

Premier roman choral pour Catherine Lamoline

« Le dernier portrait d’Odile Halleux », publié chez Académia, est le 1er roman de Catherine Lamoline. La Marchoise y esquisse avec sensibilité les destins croisés de quatre femmes.

Elles. Ce sont des femmes mosaïques… Leurs vies sont des puzzles inversés. Les pièces posées à l’envers se dévoilent au fil des liens qui se tissent. » Elles, ce sont Violine, Lauréa, Laëtitia, Fanny. Quatre femmes : deux mères, deux filles, dont les destins vont s’entremêler au gré des relations entre leurs deux familles. Des vies qui s’éloignent, se rejoignent, avec leurs lots d’abandons, de retrouvailles, de déménagements, de petits et grands fracas et toujours, les hasards de la vie.

Ces quatre destins de femmes, la Marchoise Catherine Lamoline les esquisse avec sensibilité dans Le dernier portrait d’Odile Halleux, un premier roman choral paru tout récemment chez Académia. « Ce sont des femmes mosaïques car il y a un peu de moi dans chacune d’entre elles », glisse l’autrice marchoise.

Quatre femmes fortes et fragiles, qui affrontent et subissent leurs vies tout à la fois, qui chutent parfois et qui toujours pourtant reprennent le dessus. Des femmes qui se questionnent et qui vibrent, telles les cordes de la guitare de Fanny, l’une des héroïnes.

« Il y a beaucoup de moi dans ce 1er roman »

« Dans ce premier roman, il y a beaucoup de choses qui me sont personnelles. Je me suis largement inspirée de pans de ma propre vie, d’expériences vécues, notamment dans mon métier de professeur de langues, ou encore glanée dans l’observation de mon entourage. Qu’a-t-on le droit de puiser chez autrui pour nourrir notre imaginaire ?, s’interroge d’ailleurs Catherine Lamoline. Le roman vient de sortir et là, mes proches, dont certains m’ont inspiré, sont en train de le lire. C’est une sensation assez bizarre. Je suis en attente, à la fois impatiente et dans la crainte de leurs divers retours »

Un premier roman dans lequel Catherine Lamoline se livre par petites touches pointillistes. Au fil des pages, on découvre la joie du métier d’apprendre. Catherine Lamoline a, en effet, longtemps enseigné les langues à Wavre et poursuit actuellement sa carrière dans sa ville de Marche, où elle donne cours de langues en promotion sociale.

Les relations familiales sont également au cœur de ce premier roman sensible. Tout comme l’art qui en est l’un des fils conducteurs. On retrouve ainsi la musique, du groupe Chicago jusqu’aux rythmes de guitare sud-américains, la peinture et sa palette de couleurs, mais aussi la précision des gestes du luthier.

Un roman qui fait également la part belle à la région Famenne – Condroz. Catherine Lamoline a choisi d’y faire évoluer ses deux familles et si certains protagonistes voyagent beaucoup, jusqu’au Chili pour certains, tous reviennent néanmoins puiser à leurs racines à Marche et à Somme-Leuze.

Et Catherine Lamoline ne compte pas s’arrêter sur ce Dernier portrait d’Odile Halleux. « Je suis déjà en train de réfléchir à un deuxième roman. Si ce premier essai fait la part belle à l’autofiction, je compte bien me lancer dans la fiction pure pour le deuxième. Avec le thème de la création artistique en toile de fond ». L’art encore et toujours !

Source : L’Avenir, Province de Luxembourg